Comment surmonter la peur de la maladie ?

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Dans cet article, je voulais aborder avec vous, la peur de la maladie.

Comment prendre conscience de l’inutilité de la peur, comment l’objectiver et s’en protéger en pleine conscience pour revivre normalement et apprendre la bonne santé.

 

La maladie, la perte de la santé…

Voici des choses que personne ne souhaite. La peur de la maladie réside en nous, continuellement. C’est l’une des peurs les plus universelles. Elle est liée à la peur de la mort.

J’ai moi même connu cette peur suite à un cancer il y a quelques années. Malgré la fin des traitements, la phase de rémission, les bilans qui sont bons, persistent souvent cette angoisse de la rechute.

Comme une épée de Damoclès, la peur de retourner à l’hôpital pour subir d’autres examens et suivis médicaux, la peur de la récidive, la peur que la maladie revienne à nouveau et progresse…

Une personne saine sur le plan somatique et psychique ne souhaite pas mourir car elle a un instinct de conservation intact. Or, parfois, cette peur de la maladie prend des proportions exagérées, compliquant ainsi le processus existentiel.

 

Alors comment mieux gérer et neutraliser ses peurs ?

La peur est l’une des émotions les plus ancestrales chez l’homme. Nous avons tous ressenti la peur au cours de notre vie.

Mais la peur ne présente pas que des inconvénients : elle peut nous avertir du danger, nous amener à renforcer notre vigilance, à nous éloigner de gens mal intentionnés…

La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace. C’est  une conséquence de l’analyse du danger et elle permet au sujet de le fuir ou de le combattre. Elle est également connue sous les termes de réponse combat-fuite.

Mais au quotidien, elle peut s’avérer handicapante : elle nous empêche d’agir, déclenche en nous des réactions de fuite ou d’agressivité extrême, ou encore nous empêche de vivre sereinement.

Si la peur nous envahit trop souvent, elle peut avoir un effet néfaste sur le système immunitaire. Une inhibition prolongée de l’action aura aussi un effet négatif sur le système hormonal. Et de façon générale, l’ inhibition est souvent source de pathologie.

La peur survient parfois par manque d’informations. Elle peut aussi survenir du fait d’un excès d’information (le journal télévisé qui délivre une dose quotidienne d’informations négatives).

On peut avoir peur dans une situation donnée, quand un inconnu nous menace dans la rue par exemple, quand nous sommes impressionnés ou intimidés par une personne.

 

Il existe aussi les maladies de la peur : la phobie

La phobie qui n’est pas tout à fait la même chose que la peur.

En effet, la phobie est un sentiment pathologique, une réaction disproportionnée, une peur appliquée à un objet précis et qui a valeur de symptômes.

La nosophobie (ou pathophobie) est la peur de la maladie.

En général les nosophobes ont peur de contracter une maladie précise : une infection sexuellement transmissible, un cancer, une maladie cardiovasculaire…

Le nosophobe n’est pas malade, et il le sait, mais il est obsédé par son envie de garder un bon état de santé.

Et depuis quelques semaines, avec l’arrivée de la pandémie, de nombreuses personnes ont la peur de contracter le coronavirus. En effet, la pandémie de Covid-19 et la psychose est montée d’un cran quand l’épidémie s’est intensifiée et que le virus a contaminé des milliers de personnes par jour.

 

Selon les psychologues

Une épidémie mondiale est un événement traumatisant que l’on soit directement concerné ou plus à distance : cela nous confronte directement à la mort, ou du moins à une menace de mort.

Ce genre d’événement peut générer une forte charge émotionnelle très difficile à contrôler, pouvant avoir de nombreuses répercussions sur le plan psychologique. “Fatigue émotionnelle, troubles du sommeil, préoccupation permanente concernant l’avenir, peur des autres, altération du jugement, troubles de l’humeur, tendance à l’hypocondrie…

Certaines personnes peuvent se sentir dépassées par les événements et ne pas comprendre ce qu’il se passe, d’autres peuvent éprouver de la peur ou de l’anxiété au quotidien.

Mais si certaines ont des réactions mesurées et réfléchies, d’autres réagissent de manière plus vive. Les réactions dépendent donc de nombreux facteurs tels que notre exposition face à l’épidémie, nos expériences antérieures d’événements stressants, le soutien de notre entourage, notre santé physique, notre âge, nos antécédents personnels de troubles liés à la santé mentale…

De plus, la pandémie du coronavirus s’est accompagnée du confinement, de l’isolement, puis du reconfinement.

Bref cette mise en quarantaine est donc elle aussi, une expérience potentiellement traumatisante entrainant de l’hyper anxiété.

C’est pour cette raison qu’il ne faut pas céder à la psychose du covid 19.

 

Alors comment se rassurer et éviter de céder à la psychose ?

Tous les organismes vivant sur cette planète développent des maladies et simultanément des moyens de guérison. Personne ne peut échapper à cela, pas même en vivant dans une bulle. C’est de cette façon que l’on nait de rien, que l’on grandit jusqu’à maturité puis que l’on retourne d’où l’on vient selon la loi du Tao.

Tant que le potentiel de guérison est plus élevé que celui de la maladie, on peut espérer vivre une journée de plus, voire une nuit de plus.

En Médecine chinoise, on retrouve l’émotion de la peur dans le mouvement de l’Eau en saison d’hiver. Il est dit que la peur ne fait qu’entrainer un gaspillage de l’énergie vital des reins, énergie qui serait autrement utilisée pour renforcer le système immunitaire.

L’élément Eau correspond à la volonté, la décision, la détermination, la témérité, la ténacité.
Le Rein est lié à la peur, l’angoisse, le découragement et le désespoir.

Ce qui fait peur et inquiète brutalement se manifeste par une perte brutale de Jing ou énergie essentielle et un vide d’énergie du Rein: on tremble, on claque des dents, les jambes sont coupées et on peut même s’oublier et avoir des incontinences urinaires.

La peur chronique se manifeste par une inquiétude latente ou une agitation. Ce peut être l’état d’anxiété chronique des gens stressés. Les phobies et la paranoïa ont aussi les mêmes conséquences sur l’énergie du Rein.

Derrière toutes ces peurs, se profile la peur suprême: celle de la mort. En se familiarisant avec l’idée de la mort et en diminuant cette peur ancestrale, on favorise l’énergie du Rein de manière rétroactive. Car moins on a peur de la mort, moins on a peur de la vie. Et une vie sans peur préserve le Jing. Le sentiment de désespérance survient quand la vie a perdu son sens.

Part ailleurs, plus on est détendu, mieux les organes fonctionnent, ce qui est une bonne chose en matière de santé et de longévité. Lorsque l’énergie vitale des reins est renforcée, la peur diminue et l’immunité se renforce.

 

Comment gérer sa peur de la maladie ?

Je vais vous nommer les meilleurs commandements pour vaincre la phobie de la maladie selon la TTC ou Thérapie Cognitivo-Comportementale.

Tout d’abord, accepter la peur au lieu de la nier ou de la cacher.

Ne pas en avoir honte. Ne pas chercher à la supprimer totalement mais la moduler pour pouvoir agir avec elle. C’est-à-dire diminuer l’intensité de la peur de la maladie pour que celle-ci redevienne compatible avec une vie normale et autonome.

Dans un contexte d’épidémie, il faut continuer à vivre, tout en prenant les précautions nécessaires pour éviter la contamination, et se rassurer avec des informations avérées par les autorités sanitaires et les chercheurs : plus de 80% des cas sont bénins ou ne présentent pas de symptômes,

En général, nous nous intéressons mal à ce qui nous fait peur : Nous le faisons de façon trop superficiel. Nous n’intégrons que les informations qui confirment nos craintes. Par exemple, nous nous rappelons volontiers le nombre de personnes positives mais nous nous voilons la face par rapport aux quantités majoritaires de personnes qui s’en sortent bien.

C’est important de se pencher de façon différente sur la peur de la maladie et de collecter les informations nécessaires pour diminuer les craintes infondées.

Il est même essentiel de prendre du recul par rapport à la peur de la maladie, parce que les intérêts de la phobie et nos propres intérêts, sont tout à fait opposés. Il faut absolument comprendre que nous sommes différents de la peur.

Nous ne sommes pas la peur. De plus, nous n’avons pas les mêmes intérêts qu’elle. Nous nous voulons indépendants, autonomes et sereins. La peur elle, nous veut dépendants et veut nous maintenir dans cet état de dépendance.

Il faut donc désobéir à la peur.

Car sinon par nos évitements, nous achetons notre tranquillité au prix fort. Pour un peu de tranquillité sur le moment, accepter ce type de confort au présent, c’est renoncer à sa liberté future.

Un autre commandement, est de mieux contrôler la peur. Apprendre par exemple une méthode de relaxation, modifier sa vision du monde, transformer toutes les images négatives en images positives.

Vous faites comme si votre peur de la maladie était en réalité un ange gardien dont la mission était de vous prévenir de certaines situations. Certes vous avez peur mais votre ange gardien vous averti de la situation, il vous aide à être vigilant, il vous communique sa force, son calme.

Par exemple vous pouvez sortir faire vos courses. Vous allez croiser des gens, respirer le même air qu’eux… mais sachez que vous disposez des ressources pour affronter la situation. Vous portez un masque qui vous protège, vous allez vous laver les mains en  rentrant chez vous, ou utiliser un gel hydro alcoolique.

Ainsi vous vous protégez vous-même ainsi que votre entourage en adoptant des gestes simples recommandés par l’Organisation de la Santé. Et ainsi, vous adoptez aussi une attitude active face à la peur pour ne pas être une victime désarmée.

 

Concentrez-vous sur ce qui va bien en vous

C’est la seule façon de renforcer votre système immunitaire et votre énergie défensive.

Évidemment, il y a bien d’autres facteurs qui contribuent au bien-être,

Notamment prendre soin de soi. Bien dormir, faire régulièrement des exercices, vous promener au grand air, donnez et recevoir de l’amour. Mais aussi faire ce qui vous plaît le plus souvent possible, prendre soin de votre alimentation. Et aussi, vous devez être généreux, ouvert, et tellement de choses encore.

Si vous souhaitez renforcer votre immunité, je vous accompagne aussi dans un programme en ligne dont je laisse le lien dans le descriptif de l’épisode.

Et pour terminer, il est bon d’apprendre à se relaxer et à méditer.

La peur de la maladie est une maladie psychosomatique avec des symptômes qui s’exprime à travers le corps.  D’ou l’intérêt d’interrompre ce cercle vicieux. Les exercices de relaxation permettent de ralentir le rythme cardiaque, de relâcher les muscles. Bref tout l’inverse de ce que déclenche la peur de la maladie.

La relaxation peut consister en une simple prise de conscience de ses sensations corporelles, de sa respiration, de sa détente physique.

Quant à la méditation, elle consiste à entraîner peu à peu sa conscience à rester dans un état d’acceptation tranquille. Par rapport à ce qui nous entoure et de ce que nous ressentons. Elle permet d’apprendre à se détendre malgré les dérangements quotidiens, même les pensées parasites.

La méditation permet aussi d’induire une attention plus vigilante et une capacité d’acceptation des états négatifs. Cela consiste à laisser arriver puis accepter les sensations, pensées, émotions, images désagréables pouvant survenir sans chercher à les repousser ou à les discuter.

Par exemple, il s’agit de se dire : « Ce qui me fait peur peut arriver.

Ce n’est pas arrivé et cela peut ne jamais arriver…

Nous devons apprendre peu à peu à supporter ces images où ses idées de la maladie. Nous dire que notre inquiétude, elle, ne servira à rien. Elle ne modifiera pas le cours des choses. Ce sont vos actes qui modifieront le cours des choses »

Comme astuce, je vous conseille aussi l’autosuggestion pour permettre à votre inconscient de contrer votre peur de la maladie. Vous pouvez dire plusieurs fois.

« Mon inconscient programme actuellement toutes les cellules de mon organisme pour assurer ma santé, mon immunité, ma longévité. J’ai choisi de vivre en sécurité et en bonne santé ».

Si vous voulez pratiquer la méditation pleine conscience, Je vous accompagne dans un pack de 8 méditations.

Pack Méditation Pleine Conscience

 

Pour conclure, savez-vous que le cerveau ne fait guère de différence. Entre ce qu’il imagine, ce qu’il visualise et ce qu’il vit réellement. C’est pour cela qu’il est très facile de maîtriser sa peur de la maladie. Il suffit de modifier « le film » qu’on se fait de la situation pour ne plus avoir peur.